8 – Sois chrétien de toutes tes forces

Si la Parole du Christ est arrivée jusqu’à nous c’est indéniablement parce qu’elle est d’une grande puissance, la puissance désarmante de l’amour. Mais cette Parole ne se serait pas propagée de la sorte si elle était restée Parole, lettre morte…

Le Christ en tant qu’homme a incarné cette Parole, il l’a mise en œuvre. Il l’a vécue jusqu’à en mourir. La puissance de la Parole du Christ est intimement liée aux actes qu’il a posés. Et je ne vise pas exclusivement ses actes les plus médiatisés (les miracles). Il ne s’agit pas pour le Christ de faire quelques coups d’éclat pour marquer les esprits. Non, c’est l’adéquation parfaite entre le message et le porteur du message qui donne toute sa force à l’Evangile.

Jésus te montre la voie en te montrant l’exemple. Il ne se contente pas de te dire ce qu’il faut faire, il le fait.

De nos jours, il est très fréquent de rencontrer des exemples du « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Combien de politiciens prônant la lutte contre la corruption pris le doigt dans le pot de confiture ? Combien de sportifs participant à des campagnes de publicité pour inciter à vivre une vie saine pris en flagrant délit de dopage ? Combien de chefs d’entreprise demandant à leurs employés des sacrifices et s’octroyant des primes exorbitantes ?

Les masques finissent toujours par tomber. A la fin du spectacle, les acteurs quittent la scène. Jésus ne quitte pas la scène, il est toujours là, présent pour montrer le chemin.

Toi non plus, en tant que Chrétien, tu ne devrais pas quitter la scène. Tu ne dois pas jouer un spectacle. Tu dois vivre en Chrétien. Aller à la messe chaque dimanche et y mettre son masque de Chrétien, ce n’est pas être Chrétien. Si les Chrétiens disparaissent quand ils sortent des églises, il n’y a tout simplement plus de Chrétiens. Que penser d’un Chrétien qui sort de l’église un fois la messe terminée et qui tourne la tête pour ne pas voir le sans-abri qui lui tend la main ? Que penser d’un Chrétien qui fait la sourde oreille quand la Croix-Rouge cherche des donneurs de sang ? Que penser d’un Chrétien pour qui « préparer Noël » signifie dresser la liste des cadeaux qu’il aimerait recevoir ?

Quand on voit des églises vides le dimanche matin, on en conclu que le Christianisme est en crise. C’est une grave erreur. Il est fort regrettable de constater que de moins en moins de gens participent à ce magnifique sacrement qu’est l’Eucharistie, mais il ne faut cependant pas se tromper de baromètre. Les églises pourraient être pleines à craquer (et elles l’étaient encore il y a quelques décennies), cela ne signifierait pas pour autant que le Christ gagne la bataille. Le Royaume de Dieu, les Chrétiens doivent le construire 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, pas seulement une heure par semaine sur les bancs des églises. Le Message du Christ est très beau, mais il est surtout très exigeant. Ne te voile pas la face, les instructions sont claires et Jésus t’a montré l’exemple.

L’Evangile est une invitation à l’action, une mobilisation. N’est réellement Chrétien que celui qui agit en Chrétien. L’enjeu n’est pas individuel, il est collectif. Si les Chrétiens n’agissent pas en Chrétiens ils étouffent l’Evangile. En effet, il n’y a pas de meilleure publicité pour l’Evangile qu’un Chrétien en action. Un homme qui vit la Parole du Christ, c’est un homme qui rayonne, qui illumine. Aujourd’hui, les Chrétiens sont trop discrets, ils passent inaperçus. Parfois on dirait même qu’ils rasent les murs. Non, il faut sortir du placard! Organisons des défilés de la Christian Pride s’il le faut. Les JMJ sont une excellente occasion de montrer au monde des jeunes Chrétiens en action. Si tu te rends à Madrid pour les JMJ, que ce soit pour participer, pas pour assister.

Soyons réalistes. L’exemple du Christ est difficile à suivre. Seuls quelques Saints ont été capables d’être à la hauteur de cette exigence. Oui, c’est vrai, la barre est placée haut. Mais ne perd pas courage pour autant car Dieu lit en toi comme dans un livre ouvert. Il sait de quoi tu es capable.

La parabole des talents est là pour te rappeler une chose : personne n’attend de toi que tu sois parfait, suivre l’exemple du Christ c’est donner le maximum. Ni plus, ni moins.

[Matthieu 25, 14-30]

Car il en est comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs et leur remit ses biens ; et à l’un il donna cinq talents, à l’autre deux, à l’autre un ; à chacun selon sa force particulière, et il partit. Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents. De même aussi celui qui en avait deux, en gagna deux autres. Mais celui qui en avait reçu un, s’en étant allé, creusa dans la terre, et y cacha l’argent de son seigneur. Or, après un long temps, le seigneur de ces serviteurs vient, et il règle compte avec eux. Et celui qui avait reçu les cinq talents, s’approchant, présenta cinq autres talents, et dit : Seigneur, tu m’as remis cinq talents ; en voici cinq autres que j’ai gagnés. Son seigneur lui dit : Bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup, entre dans la joie de ton seigneur. Celui qui avait reçu les deux talents, s’approchant aussi, dit : Seigneur, tu m’as remis deux talents ; en voici deux autres que j’ai gagnés. Son seigneur lui dit : Bien, serviteur bon et fidèle ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur. Mais celui qui avait reçu un talent, s’approchant aussi, dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui ramasses où tu n’as pas répandu ; et ayant craint, je suis allé, et j’ai caché ton talent dans la terre ; voici, tu as ce qui est à toi. Mais son seigneur lui répondit : Méchant et paresseux serviteur, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que je ramasse où je n’ai pas répandu ; il te fallait donc porter mon argent aux banquiers, et à mon retour j’aurais retiré ce qui est à moi avec l’intérêt. Otez-lui donc le talent, et le donnez à celui qui a les dix talents. Car à tout homme qui a, il sera donné, et il sera dans l’abondance ; mais à celui qui n’a pas, on lui ôtera même ce qu’il a. Et jetez le serviteur inutile dans les ténèbres de dehors ; là seront les pleurs et le grincement des dents.

Ne vois pas dans ce texte une glorification du capitalisme sauvage. Jésus ne te dit pas d’investir en Bourse pour faire un maximum de profits. Non, il te dit d’utiliser toutes tes qualités. Il t’invite à agir, à donner au lieu d’économiser tes forces. Tu vois ? Tu dois « seulement » être Chrétien de toutes tes forces. Ni plus ni moins.

T. Deleval

 

  • Vis-tu réellement le Message du Christ au quotidien ?

 

  • Es-tu Chrétien de toutes tes forces ?
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7 – L’Evangile c’est la Liberté

“La religion est le soupir de la créature opprimée… Elle est l’opium du peuple.”

(Karl Marx)

Franchement, je ne suis pas certain que Marx ait pris la peine de lire l’Évangile avant d’écrire cette condamnation de « la religion ».

Contrairement à l’image qui en est trop souvent donnée dans les médias (télévision, presse écrite mais aussi cinéma), les croyants ne sont pas des petits soldats endoctrinés qui obéissent au doigt et à l’œil, privés d’esprit critique et de liberté de penser. C’est même tout le contraire. Les chrétiens sont libres.

Dieu nous a créé libres

Nous naissons tous avec un cœur, des poumons, des yeux, etc. Pensez-vous que si Dieu avait voulu des petites marionnettes lui obéissant il n’aurait pas pu le faire? Comme les enfants sont libres d’écouter les (bons) conseils de leurs parents, nous sommes libres de répondre à l’appel de Dieu.

« Je me tiens à ta porte et je frappe. Si tu m’ouvres, j’entrerai » (Ap 3, 20). Il est bien écrit « si tu m’ouvres » et pas « Ouvre moi ou je t’écrase comme une mouche! ». Toute notre liberté est dans ce « si ». A ce que je sache les personnes qui renient Dieu ne meurent pas foudroyées, touchées par je ne sais quel éclair vengeur.

Le Christ nous a rappelé cette liberté

A mon avis (tout à fait personnel), la parabole des talents est une des plus belles merveilles dont regorge l’Évangile. Ce texte est d’une richesse… Prenons en un bout de phrase: « Le Propriétaire leur confia Ses biens et Il partit… ». Par ces simples mots, le Christ nous rappelle que notre Père nous a donné des talents et qu’il est parti, nous laissant libres de les faire fructifier comme bon nous semble. Le Propriétaire ne reste pas pour donner des instructions et surveiller des esclaves. Non, il part dans la confiance, laissant à l’homme sa part de créativité.

Dans son Epître aux Galates, Saint Paul dit : « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. » (Ga, 5, 1)

Les chrétiens sont prévenus, ils devront rester vigilants et faire des efforts pour rester libres.

L’Église nous garantit cette liberté

Attaquons nous maintenant au mythe de l’Église manipulatrice. L’Église est présentée comme une institution dont le seul but serait de manipuler les croyants. On ne compte plus les films qui mettent en scène une Église de complots et d’intrigues, une Église qui a des choses à cacher. Franchement, soyons sérieux! Il est indiscutable que l’Église a, au cours de ses deux mille ans d’histoire, succombé aux tentations. A certaines époques, elle s’est trompée et s’est laissée aveugler par le pouvoir et l’argent. Mais de là à dire qu’elle n’existe que pour réduire en esclavage la communauté des croyants… il y a un monde. L’Église est humaine et par conséquent imparfaite. C’est la Parole qu’elle porte qui est divine.

Il y a à la base même de la chrétienté un élément de liberté indiscutable. Une preuve irréfutable qui établi l’honnêteté fondamentale de l’Église.

Le texte central pour nous chrétiens, c’est l’Évangile ou plutôt les quatre Évangiles. Oui, nous connaissons le vie et l’œuvre du Christ à travers quatre textes, quatre versions différentes d’une même histoire. Ces quatre versions ne sont pas identiques, elles comportent des contradictions. L’existence même de ces quatre versions suffit à démontrer que l’Église est un espace de liberté et de débat. Si l’Église avait eu des intentions totalitaires, il ne fait aucun doute qu’elle aurait choisi un seul Évangile il y a plusieurs siècle, quand l’occasion lui en fut donnée. Et pourtant elle a choisi une autre voie, la voie compliquée, la voie de l’interprétation, de la contradiction, du débat, de la liberté.

Il est curieux qu’en l’an 2011, alors que le totalitarisme du matérialisme emporte tout sur son passage, des centaines de milliers de jeunes du monde entier se préparent pour célébrer la générosité, le don de soi, l’Amour et se réunissent autour d’un Dieu humilié, un homme crucifié.

Je vois là une vraie soif de liberté. Ces jeunes ne répondent pas à l’appel du Pape comme à l’appel d’un gourou ou d’un général. Non, ils répondent à l’appel d’un homme qui les invite à entendre et à vivre une Parole d’Amour. Normalement, quand des milliers de gens se rassemblent quelque part c’est pour réclamer quelque chose: une hausse de salaire, un meilleur gouvernement, plus de liberté. Les JMJ sont une drôle d’exception… nous venons librement pour nous réclamer quelque chose à nous même: être à la hauteur du cadeau que Dieu nous a fait (son fils), aimer plus et mieux, écouter les autres,  faire de la place aux plus petits,…

La religion n’est pas l’opium du peuple, c’est son espace le plus absolu de liberté. Les jeunes d’aujourd’hui luttent pour leur liberté. Certains vivent dans des pays soumis à la dictature. D’autres vivent dans des pays en guerre. D’autres enfin sont dits « privilégiés ». Ils vivent dans des pays riches où il faut avoir un iPhone pour exister, où le manque d’amour est immense, où la pression qui les entoure est telle qu’ils se jettent sur un joint ou une bouteille d’alcool pour y échapper.

Participer aux JMJ s’est exprimer sa soif de liberté. Liberté d’aimer, liberté de faire passer l’humain, le spirituel et le divin avant le matériel.

Quelle révolution !

T. Deleval

  • Es-tu réellement libre?

 

  • Es-tu prêt à lutter pour défendre cette liberté et ne pas succomber aux esclavages modernes (soif de pouvoir, argent qui aveugle, pornographie, drogue, intégrisme, etc.)?

 

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6 – Les drames ont-ils un sens?

Il ne faut pas nécessairement être adulte et avoir vécu longtemps pour se rendre compte que la vie est un parcours d’obstacles. L’Homme est en effet continuellement mis à l’épreuve.

Accidents, guerres, tremblements de terre, tsunamis, attentats, difficultés économiques, maladies, dépressions, nombreuses sont les situations qui interpellent les Chrétiens. Quel est le rôle de Dieu dans tout ça? Souvent cette question empêche des hommes et des femmes de croire.

Souvent nous pensons que c’est au Créateur de trouver une solution à la famine. Les maladies, c’est Son affaire. La guerre, c’est à Lui de l’empêcher ou d’y mettre un terme. Beaucoup font un procès à l’Éternel. Ils l’accusent de non-assistance à créature en danger! Ils écrivent: « On se demande s’Il existe vraiment car, à regarder l’état de ce monde, Sa présence ne se voit pas beaucoup ». On dirait que les contes de fées nous ont marqués avec ces marraines qui transforment allègrement les citrouilles en carrosses, les souris en chevaux d’attelage, les torchons en robes de bal! Nous voudrions un Tout-Puissant magicien? Eh bien soit! Mais la baguette magique choisie par l’enchanteur, c’est nous!

Chacun de nous est envoyé en mission pour le monde. Les talents que le Créateur nous a confiés ne sont pas pour nous. Ce sont des cadeaux faits à l’humanité pour réduire l’ampleur des désastres ou pour secourir les victimes.

Dieu a créé le monde et il s’est retiré pour nous laisser vivre libres. Nous ne sommes pas des marionnettes dont Dieu tirerait les fils. Il nous a fait libres et capables de presque tout. Nous avons une intelligence qui si elle était mise au service de l’amour pourrait nous mettre à l’abri de bien des malheurs. Il ne dépend que de nous de choisir la paix plutôt que la guerre, de conduire nos voitures de manière responsable, d’opter pour la tolérance et de rejeter l’intégrisme, de respecter la nature et sa force qui nous surpasse.  C’est trop facile de louer notre propre intelligence quand on envoie un homme sur la Lune et de tenir Dieu pour responsable parce que des enfants meurent de faim tous les jours sur Terre.

La véritable épreuve pour l’Homme, c’est lui-même. C’est d’abord en nous-mêmes qu’il faut chercher l’origine des malheurs de l’homme. Dans notre cœur, il y a des montagnes de suffisance à faire sauter, des ravins de bêtises à combler, des marais d’indifférence à assécher, des chemins d’hypocrisie à redresser. Suis-je capable de mettre mon intelligence au service du bien, du bon et du juste?

Combien de fois aura-t-il fallu un drame terrible pour que nous levions la tête hors de nos petits problèmes, pour que nous sautions en marche du train de la compétition et de la cupidité? Sans un tremblement de terre, nous serions-nous mobilisés pour les Haïtiens qui pourtant vivaient dans la misère bien avant que leur capitale ne s’effondre ?

Chaque épreuve nous donne l’occasion de nous ressaisir. L’Abbé Pierre a dit un jour « C’est la douleur de l’autre qui provoque la manifestation de qui nous sommes, et qui nous serons au-delà du temps, dans l’éternité ». Les épreuves sont notre test d’humanité. Ce sont des défis à relever. A chaque fois nous avons le choix de tourner la tête pour regarder ailleurs ou de nous laisser bouleverser et de nous mettre au travail. Le sans-abri qui tend la main, l’enfant qui va moins vite que les autres, le malade, le dépressif, … nous donnent tous l’occasion d’affirmer non seulement qui nous sommes mais qui est l’Homme.

J’aimerais cependant être sûr d’être bien compris. Je ne me réjouis pas de voir le malheur. Je ne dis pas non plus qu’il faut se laisser aller au fatalisme et penser que quoiqu’on fasse nous n’éliminerons jamais le malheur.

Je dis simplement que Dieu nous a donné des talents et que ces dons nous permettent de faire face. Si nous mettons en commun notre savoir-faire, notre génie, notre créativité et que nous nous mettons au service de l’Humanité, nous sommes capables de surmonter toutes les épreuves. Ne demandons pas à Dieu de travailler en notre lieu et place. Inspirons-nous de saint François d’Assises, de Mère Teresa, de Sœur Emmanuelle, de l’Abbé Pierre, de Damien de Molokai et de tant d’autres qui nous ont humblement montré la voie. Ces acteurs de la miséricorde  n’ont pas regardé l’épreuve et la souffrance comme des occasions de mettre Dieu en procès, mais comme une provocation, une pro-vocation. Le choc qu’ils ont ressenti leur a permis d’entendre un appel.

Ne recouvre pas ton cœur d’un blindage. Sois sensible à la souffrance et entend les appels d’humanité.

 

 

 

Stan Rougier


 

 

 

 

  • Gardes-tu les yeux ouverts face aux épreuves et à la souffrance?

 

  • Entends-tu les appels d’humanités?

 

  • Es-tu prêt à mettre tes talents au service de l’Humanité au lieu de les garder pour toi et d’engager Dieu à ton service?

 

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5 – Le silence est d’or

Le réveil sonne et la radio s’allume. La journée commence avec sa propre bande sonore: radio, télévision, moteurs de voitures, klaxon, métro qui entre en gare, sonneries de téléphones, conversations, disputes, pleurs d’enfants, bruits de la cuisine, bruits de la salle de bain, bruits de nos villes… bruits de la vie !

Le bruit semble t’accompagner partout, impossible d’y échapper. Quand vraiment tu veux t’isoler c’est dans le bruit de ton propre lecteur MP3 que tu le fais.

On dirait presque que le silence te fait peur…

Et pourtant, tu as besoin de silence. Tout le monde en a besoin. Même Jésus, vivant à une époque certainement bien moins bruyante que la notre, choisi parfois de s’isoler pour trouver le silence.

Jésus, rempli du Saint Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert, (Luc 4, 1)

Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria. (Marc 1, 35)

En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. (Luc 6, 12)

Pourquoi avons-nous donc tant besoin de silence ?

C’est dans le silence que tu peux découvrir les « tentations » auxquelles tu succombes sans même t’en rendre compte, c’est-à-dire tout ce qui t’éloigne du Christ. Il est très difficile quand on est pris dans le tourbillon de la vie de rester lucide et de voir les pièges dans lesquels on tombe: tu passes à côté d’un mendiant sans le voir car tu cours pour attraper ton bus, tu laisses le téléphone sonner car les aventures de Jack Bauer[1] t’hypnotisent (cet ami qui t’appelait à l’aide n’a qu’à attendre…), tu n’entends pas ta mère qui te demande de l’aider à préparer le repas du soir car tu es trop occupée à essayer des vêtements en pensant à ta sortie de demain soir, tu n’as pas le temps d’aller déjeuner chez ta grand-mère car tu as bien trop de boulot, tu économises pour t’acheter un scooter mais tu n’as jamais de monnaie sur toi pour acheter un journal de sans-abri, etc. Toi, moi, nous tous, nous sprintons tête baissée pour gagner une étrange course contre la montre… Il faut pourtant lever la tête pour voir les obstacles et les éviter sinon c’est la chute !

Tout le monde a déjà vu un match de foot à la télévision. As-tu déjà regardé l’entraîneur ?  Il crie, il fait des gestes, on dirait qu’il va exploser. Pourtant ses joueurs ne l’écoutent pas, ils jouent. Quand il y en a un qui fait mine de l’écouter, il ne l’entend pas dans ce stade en délire. Il reste les gestes mais franchement… qui peut comprendre ces gesticulations ? Non, il n’y a rien à faire, tant que l’arbitre n’aura pas sifflé la mi-temps, les joueurs de son équipe continueront à tomber dans les pièges de l’adversaire et à ne pas suivre la tactique définie avant le match. Ça y est, c’est la mi-temps. Enfin un peu de calme et de silence. Les joueurs sont rentrés au vestiaire et sont enfin à l’écoute. L’entraîneur peut corriger, encourager, ses joueurs entendront son message.

C’est dans le silence que Dieu te parle. En effet, Dieu ne crie pas, il murmure et seul celui qui veut vraiment l’écouter arrive à l’entendre.

J’aimerais emprunter ces mots à Stan Rougier:

Un maître Hindou montrait un jour à ses disciples une feuille de papier avec un point noir dans le milieu. « Que voyez-vous ? » demanda-t-il. « Un point noir » répondirent-ils. « Comment ? Pas un seul parmi vous n’a vu la grande surface blanche tout autour ? »

 

Il nous faudrait fréquenter plus souvent des lieux de prière. Dieu seul est Dieu. Dieu seul peut combler notre soif. Dans ces espaces, nous venons boire aux sources du silence.

 

Les moines sont les écologistes de l’âme. Dans ce silence et cette profondeur, Dieu peut nous rejoindre pour nous faire partager Son regard sur les êtres et les événements. Lui, Il ne voit pas seulement les « points noirs » !

 

(Au commencement était l’amour, p. 196.)

L’homme est un « animal social », il n’est pas fait pour vivre seul. Tu ne dois pas te couper des autres, te couper du monde. Cependant tu as besoin de temps en temps de te retrouver seul et en silence. Se produit alors parfois un tête à tête, un cœur à cœur avec Dieu. Certains partent marcher dans le désert, d’autres se promènent en forêt, d’autres encore se retirent un week-end dans un monastère. Tous les moyens sont bons pourvu que tu te mettes véritablement à l’écoute du Seigneur. Si tu n’as pas le temps ou pas les moyens de fuir la ville, tu peux tout aussi bien te réveiller au milieu de la nuit. La ville dort, l’obscurité cache les distractions… Dieu est là, toujours !

  • As-tu parfois la sensation de foncer tête baissée, comme pris dans une course dont tu ne connais même pas le but ?

 

  • Trouves-tu le temps de t’arrêter et de faire silence pour tendre l’oreille et écouter Dieu qui te parle ?
  • As-tu prévu un moment de silence avant les JMJ ? Pourquoi ne pas faire une  tentative cette semaine ?

 


[1] Héro d’une série télévisée (24 Heures Chrono)

 

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4 – Pas à la mode mais pourtant si importante: la Tempérance

 

Ces derniers mois plusieurs faits divers ont retenu mon attention. J’ai lu dans un journal qu’une américaine avait décidé de prendre du poids afin de devenir la plus grosse femme du monde. Cela m’a laissé sans voix. J’ai également observé la multiplications des reportages sur la consommation d’alcool par les jeunes. La presse anglaise analyse le binge drinking, la presse française découvre les apéros géants et la presse espagnole traite des botellones. Enfin, aux États-Unis de très jeunes vedettes du show-business entrent et sortent des centres de désintoxication sous le regard des caméras de télévision.

Tous ces faits divers sont révélateurs d’une tendance: les excès sont à la mode, la tempérance est en voie de disparition.

Reconnaissons le, la tempérance n’est pas une vertu bien excitante… Rester maître de soi, ne pas verser dans l’excès semble a première vue un objectif bien ennuyeux. Cependant, la tempérance est indispensable à la paix et au bonheur d’une vie équilibrée. Elle nous permet de trouver du plaisir en satisfaisant nos désirs sans pour autant en devenir esclaves.

Le jeune qui se retrouve à l’hôpital dans un état de coma éthylique, le drogué qui est confronté à une crise de manque, le joueur invétéré qui perd le fruit de son travail à la suite d’un pari sont le vrai visage de l’intempérance. Il n’y a rien de cool à être l’esclave de son propre désir. Pour être vraiment libre, il ne suffit pas de faire ce qu’on veut, quand on veut avec qui on veut. En réalité, nous pouvons apprécier de manger, de boire et d’avoir des relations sexuelles tant que le désir ne nous a pas réduits en esclavage.

Bien souvent celui qui invite à la tempérance, que ce soit l’Église ou n’importe quel père ou mère, est traité de rabat-joie, de moralisateur. Notre société le juge fort sévèrement car il semble vouloir limiter notre liberté. Or il n’en est rien. C’est même tout le contraire. La tempérance est notre assurance-liberté. Quand on perd le contrôle de ses désirs on n’est plus maître de soi.

Regarde autour de toi ou mieux encore, regarde toi! Combien de fois par jour assouvissons-nous des désirs que d’autres nous imposent:

  • le fumeur qui allume une cigarette simplement parce que les produits chimiques de la cigarette créent ce besoin en lui,

  • le jeune qui se saoule pour faire comme les autres,

  • la jeune fille qui dépense ses économies pour acheter un accessoire de mode parce que la publicité l’a convaincue que sans lui elle ne sera pas heureuse,

Marlboro, Heineken, J&B, Zara, iPod, iPad, etc., la société de consommation nous encourage à désirer toujours plus et nous pousse à une dépendance symptomatique qui est l’achat. Ce désir n’est plus du tout lié à nos besoins vitaux (manger, boire, s’abriter sous un toit, etc), il se désincarne: je désire sans même savoir pourquoi.

La publicité fabrique le désir et ouvre grand la porte à la consommation. Elle coupe le lien entre les produits et leur vraie raison d’être. Prenons l’exemple de la voiture: elle ne sert plus à se déplacer mais à draguer les filles, faire la course dans un désert vide et rendre le voisin jaloux. On ne porte plus une montre pour connaître l’heure, on la porte pour faire connaître aux autres notre pouvoir d’achat. On change de téléphone portable alors que l’ancien fonctionne encore parfaitement.

Ne trouves-tu pas cela absurde?

La tempérance nous remet les pieds sur terre et nous invite à nous demander « Ai-je vraiment envie de ceci, et pourquoi faire ? » Elle permet de préserver cette précieuse liberté que Dieu nous a donnée.

Au-delà de cette défense de notre liberté intervient aussi la question du respect de l’autre, de l’amour du prochain. Jésus nous invite à aimer les autres or cet amour est impossible sans la tempérance. Sans elle nous mettons en danger la vie des plus faibles et l’avenir des générations futures.

S’abandonner à ses désirs c’est toujours rompre des liens d’amour: le couple qui ne résiste pas à l’alcoolisme d’un des conjoints, la relation parents-enfant qui est empoisonnée par la drogue et à un niveau plus global l’esclavagisme des enfants de l’hémisphère sud pour assouvir les désirs de consommation des riches du nord, les désastres écologiques causés par la surexploitation des ressources naturelles, etc.

Dieu t’a créé libre. Il est de ta responsabilité de préserver cette liberté et de ne pas te laisser dominer par le désir. Le Christ t’invite à aimer ton prochain. Ne laisse pas les désirs construire un mur qui te sépare du Christ et des autres.

1. T’est-il déjà arrivé de te sentir esclave du désir?

2. En pratique, que peux-tu faire pour cultiver en toi la tempérance à laquelle nous invite l’Évangile?

3. Es-tu prêt à te poser la question « Ai-je vraiment envie de ceci, et pourquoi faire ? »


Auteur: T. Deleval

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3 – Le vrai visage de Dieu

Si pour les trois quarts de nos contemporains, le mot « homme » est creux,  le mot « Dieu » l’est plus encore.

Interrogez l’homme de la rue: « A quoi pensez-vous en entendant le mot Dieu? » Il haussera peut-être les épaules. Il vous dira: « Ça vous intéresse, ce truc-là? » Il vous répondra : Inquisition, croisades. Il vous parlera d’intégrisme, de limites à la contraception, de femmes lynchées pour adultère, d’avions bourrés de passagers envoyés comme des bombes sur les tours de Manhattan.

Dieu cruel et menaçant ?

Dieu est innocent des bavures et des crimes commis en Son nom. Si un « teigneux » devient croyant (juif, chrétien, musulman, hindou…), cela fera peut-être un croyant de plus, mais cela fera-t-il un « teigneux » de moins ?

Lorsque la religion est utilisée à des fins de violence, les gens disent: « Supprimons les religions et la paix sera sauvée. » Pourquoi ne pas suggérer aussi de supprimer les voies respiratoires pour éviter le cancer des poumons ? Une sexualité pervertie peut conduire à des monstruosités : pornographie, viol, pédophilie, sadisme… L’existence de ces perversions va-t-elle dissuader les couples de s’étreindre ? Le cri de bonheur dans les bras de l’être aimé est-il devenu sordide du fait de ces contrefaçons ? Noircies dans les avenues des villes du nord, la neige est-elle par nature moins blanche ?

Les fous de Dieu (intégristes, inquisiteurs, etc.) n’ont manifestement pas entendu parler du même Dieu que Martin Luther King, Oscar Romero, Helder Camara ou Mère Teresa : d’un côté, le Dieu rébarbatif, ennemi de la vie et de la joie ; de l’autre, le Dieu au visage d’amour, ami de la vie. Il n’y a pas que dans l’industrie qu’il faut se méfier des contrefaçons ! Hélas, les caricatures, depuis le Dieu puritain jusqu’au Dieu complice de la mort, sont encore vivaces aujourd’hui.

Dieu Amour !

Dieu n’aime pas que Ses enfants souffrent. Son obsession est de rendre leur dignité d’homme aux êtres blessés, aux humiliés et aux exclus de la société. Il ne songe qu’à soulager et à guérir. Jésus nous parle d’un Dieu qui S’émerveille de ce qu’un homme sur dix soit capable de gratitude. Son enthousiasme redouble lorsque cet homme est un étranger, hérétique de surcroît. De la même façon il s’est ému de la confiance d’une païenne étrangère (Syro-phénicienne).

Jésus, parce qu’il croit en l’homme, nous a confié le soin de continuer sa tâche : faire connaître le Dieu amour : « Père, j’ai révélé Ton Nom. » Quel est-il, ce nom? Indignation ? Colère ? Répression ? Intolérance ? Dieu n’est-Il pas plutôt le père de l’enfant prodigue ? Amour est Son Nom.

Ce Dieu-là nous dit : « Ma joie, c’est ton bonheur » (Dt 30, 9). Chaque matin au réveil, nous pouvons dire : « Aujourd’hui, mon Dieu, je ferai tout pour Ta joie. Je me réussirai pour réjouir Ton cœur. »

Annoncer un tel Dieu à ceux que nous aimons, jeunes ou moins jeunes, pour qu’ils ne désespèrent ni d’eux-mêmes ni de l’avenir, voilà de quoi enchanter une existence !

«  Que Ton Nom soit sanctifié ! » Ce souhait que Jésus nous demande de prononcer, il désire aussi que nous en soyons les artisans. C’est à nous de délivrer Dieu des fausses images que nous nous faisons de Lui. C’est à nous de dépoussiérer les textes sacrés des scories culturelles de l’époque au cours de laquelle ils ont été rédigés. A la télévision, un imam faisait un jour cette réflexion : « Sachons traduire les textes en termes actuels. Le voile qui couvre le visage de la femme a été inventé pour qu’elle soit respectée. Aujourd’hui, il provoque l’ironie. Ce qui fait respecter, c’est l’instruction. L’islam demande aujourd’hui que la femme soit instruite. »

Les Journées Mondiales de la Jeunesse sont une formidable occasion de montrer au monde un reflet du visage de Dieu : jeunesse, énergie, spontanéité, soif de vivre, fraternité, goût des rencontres, solidarité, désir de partage, universalité, ferveur, Amour.

Stan Rougier

(Prêtre et écrivain - www.stanrougier.com)

 

  • Quand tu fais silence, à quoi ressemble ce Dieu qui s’adresse à toi?
  • Résisteras-tu à la tentation d’utiliser comme bouclier un Dieu qui juge et qui condamne ?

  • Es-tu prêt à annoncer autour de toi (et à travers toi) un Dieu au visage d’amour, ami de la joie ?

 

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2 – Si l’Evangile était un film ce serait un film d’action!

Plusieurs passages de l’Évangile nous montrent Jésus qui invite à agir. J’ai choisi cet extrait de Luc (X, 25-37):

Et voici qu’un légiste se leva et lui dit pour le mettre à l’épreuve : ” Maître que dois-je faire pour recevoir en partage la vie éternelle ?”

Jésus lui dit : ” Dans la loi qu’est-il écrit ? Comment le lis-tu ? “

Il lui répondit : “Tu aimeras ton seigneur ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force, de toute ta pensée et ton prochain comme toi-même.”

Jésus lui dit : “Tu as bien répondu”

Et lui, voulant montrer sa justice, dit à Jésus : “Et qui est mon prochain ?”

Jésus reprit : “Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho et il tomba sur des bandits qui, l’ayant dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Il se trouva qu’un prêtre descendait par ce chemin; il vit l’homme et passa à bonne distance. Un lévite de même arriva en ce lieu ; il vit l’homme et passa à bonne distance. Mais un Samaritain qui était en voyage arriva près de l’homme : il le vit et fut prit de pitié pour lui. Il s’approcha, banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin, le chargea sur sa propre monture et le conduisit à une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, tirant deux pièces d’argent, il les donna à l’aubergiste et lui dit “prends soin de lui et si tu dépenses quelque chose de plus, c’est moi qui te rembourserai quand je repasserai.”

Jésus poursuivit : “Lequel des trois, à ton avis, s’est montré le prochain de l’homme qui était tombé sur les bandits ?

Le légiste dit : “C’est celui qui a fait preuve de bonté envers lui”

Jésus lui dit : “Va et toi aussi fais de même.

Si tu lis attentivement ce passage de l’Évangile de Luc, tu vois clairement des appels à l’action:

« Tu aimeras ton seigneur ton Dieu (,,,) de toute ta force » ne laisse pas place au doute. Il faut se retrousser les manches, se mettre au travail !

Le Samaritain ne laisse pas le sort de l’homme laissé pour mort dans ce fossé entre les mains du Seigneur, il passe à l’action.

« Va et toi aussi fais de même », le verbe faire est un verbe d’action, un verbe très concret.

Durant toute sa vie Jésus a prié son Père mais il n’a cessé d’agir en son nom. En donnant sa vie pour nous il nous a passé le témoin. C’est à nous d’agir sur terre comme la courroie de transmission de Dieu. C’est important de connaître le catéchisme, d’assister à la messe, etc. Mais ce n’est pas suffisant, loin de là !

On a trop ménagé les Chrétiens pendant trop longtemps. Le Christ ne nous ménage pas, il nous bouscule. Cela ne suffit pas d’être bon, de ne faire de mal à personne. Tu dois faire le bien. Si tu ne le fais pas, qui le fera ?

Saint Ignace a dit un jour « Prie comme si tout dépendait de Dieu, agis comme si tout dépendait de toi ». Tout ce qui est humainement faisable ne dépend que de nous. La tache est immense: éradiquer la malnutrition, ne plus laisser personne dormir dans la rue, apprendre à lire et à écrire à tout le monde, etc. La pire chose qui pourrait nous arriver c’est de nous décourager devant l’ampleur du travail à accomplir. La prière est le meilleur moyen de trouver en nous l’énergie nécessaire. Chacun découvre en priant ce que le Seigneur attend de lui. Il ne nous demande pas l’impossible. Il nous demande « seulement » de donner le meilleur de nous-mêmes.

Le Samaritain est l’exemple à suivre. Il se retrouve face à un défi du quotidien et il agit dans la mesure de ses moyens. Si tu cherches un peu tu trouveras autour de toi bien d’autres sources d’inspiration.

« Va et toi aussi fais de même ».

  • T’arrive-t-il de demander à Dieu de faire des choses que tu pourrais fort bien faire toi-même ?

  • Quelles sont tes qualités, les forces que tu peux mettre au service de Dieu ?

  • Les JMJ sont un point de départ, te souviendras-tu à ton retour d’utiliser ta force pour participer à la construction du Royaume de Dieu ?

 

Auteur: T. Deleval

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1 – Des mots d’amour

Chaque année, le 14 février, le monde entier célèbre la fête des amoureux (St Valentin). J’ai parfois tendance à rebaptiser cette fête en Fête des Fleuristes ou Fête des Parfumeurs tant elle est devenue commerciale… Mais ne soyons pas médisants, après tout, pourquoi ne pas se réjouir tout simplement de cette fête minimaliste en espérant qu’un jour viendra où l’on pourra célébrer l’Amour absolu, l’Amour avec un grand A dont nous parle l’Évangile.

Oui, l’Évangile nous parle d’Amour. J’oserais même dire qu’il nous parle principalement d’Amour. Le message du Christ est clair comme de l’eau de roche: « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». En 11 mots, 42 lettres, Jésus nous donne la clé: le code qui permet de parler à Dieu, la formule secrète du bonheur, osons le dire, la clé du Paradis.

Commençons par la fin de l’injonction: « comme je vous ai aimés ». Le Christ a donné sa vie pour nous. Il s’agit donc de l’Amour total, infini, absolu. Notre Dieu que nous imaginions depuis si longtemps Tout-Puissant est donc Tout-Amour. Amour total du Christ, mais surtout Amour inconditionnel. Nous n’avons pas dû mériter cet Amour. Jésus prend l’initiative, il nous aime toutes et tous d’un Amour sans mesure, sans limite. Approchez-vous bonnes gens, servez-vous, c’est gratuit! Dieu vous aime. Surtout ne vous en privez pas, cela fait un bien fou.

Revenons maintenant au début de l’injonction: « Aimez-vous les uns les autres ». Waouw, c’est un sacré défi que le Christ nous lance!! Aimer tout le monde et de toutes nos forces. Est-ce possible? En sommes-nous capables? Procédons par ordre. Tout d’abord la capacité. Sommes-nous toutes et tous capables d’aimer? Oui, biologiquement, génétiquement, physiquement, nous sommes tous capables d’aimer et ce depuis le premier jour de notre vie. C’est un don de Dieu, notre atout pour « réussir dans la vie ». Nous n’avons pas tous un don pour l’art (j’en suis la preuve vivante). Nous ne sommes pas tous doués pour le sport. Nous n’avons pas tous le sens de l’humour. Mais nous sommes tous capables d’aimer. Zut alors, plus d’excuses… ce défi est donc bien lancé à l’ensemble de l’Humanité.

Mais qu’en est-il de l’intensité? Sommes-nous tous capables d’aimer comme le Christ nous a aimé (et nous aime)? Oui, demande à tes parents s’ils ne donneraient pas leur vie pour toi. Regarde ton frère, ta sœur, ton fiancé, ta femme, ton meilleur ami, etc. Il y a parmi eux quelqu’un(e) pour qui tu es prêt à tout donner, par Amour.

Cependant, attention, ne restons pas à mi-chemin. Nous ne sommes là encore que dans un amour minimaliste tel celui célébré le 14 février… C’est relativement facile d’aimer quelqu’un qu’on a choisi (et qui nous a choisi). Dans notre société, les déclarations d’amour ne sont pas rares du tout. J’aime Matthieu. Je n’aime plus Matthieu, maintenant j’adore Nicolas. Marie, je t’aiiiiiiiiiiime. Désolé Marie, je ne t’aime plus. Chloé, je t’aime tellement… Je caricature à peine. Les terrifiantes statistiques des divorces sont là, ne nous voilons pas la face.

Le Christ t’invite à un plus grand Amour: aimer l’Humanité entière de toutes tes forces et pour toujours. Ouf! C’est plus qu’un défi, c’est un Himalaya qui se dresse devant nous. Oui, mais qu’il est magnifique cet Himalaya… Rassures-toi, tu ne dois pas atteindre le sommet avant la tombée de la nuit. Il s’escalade pas à pas, jour après jour. De temps en temps un orage nous oblige à rebrousser chemin mais toujours nous nous remettrons en route. Personne ne doit se contenter d’un demi-Himalaya, ne t’arrête pas à mi-chemin, si ce n’est pour reprendre ton souffle. Et si le doute t’envahit, lève les yeux. Ce Christ crucifié, c’est Dieu qui s’est fait Homme. Il était de chair et de sang comme nous. Il a douté, comme nous. Il s’est toujours tourné vers le Père et Il y est arrivé. Nous le pouvons aussi.

Pour pousser plus loin cette comparaison avec l’ascension de l’Himalaya, j’ajouterais que ce défi de l’Amour absolu nous serions fous de prétendre nous y attaquer en solitaire. C’est un travail d’équipe. La Communauté des Chrétiens joue ici un rôle fondamental. Tes frères et sœurs sont là pour t’encourager quand tu croises quelqu’un qui n’est pas facile à aimer. Il y a autour de toi des compagnons de route qui te guideront quand tu penseras que tu n’aimes plus. L’Évangile te sera d’un grand secours. Les têtes à têtes avec Dieu, ces moments de prières et de silence si précieux, te donneront une force dont tu ignorais qu’elle était là, cachée ou oubliée au fond de toi.

Les Journées Mondiales de la Jeunesse sont comme un stage d’alpinisme. Elles t’aideront dans ton projet d’ascension. Tu pourras y sentir l’Amour du Christ. Tu y rencontreras des compagnons de route dont l’aide te sera précieuse (prêtres, amis découverts sous un autre jour, nouvelles amitiés, etc.). Mais attention, pour profiter du stage, il faut s’y préparer. Et surtout, pour en tirer le meilleur il faut lui donner une suite. Pour ce qui est de la préparation, tu trouveras des groupes dans ta paroisse, ta ville ou ta région. Tu peux aussi te servir de notre blog: 8 étapes, 8 opportunités de te préparer. Certaines étapes te seront plus utiles que d’autres. Elles ne seront peut-être pas toutes bouleversantes. Mais sois-en sûr, chaque étape t’offrira une belle occasion de faire silence et de renouveler tes forces.

  • Est-ce qu’Aimer fait partie de tes priorités?

  • Dans une chanson, Daniel Balavoine dit « aimer est plus fort que d’être aimé ». En as-tu déjà fait l’expérience?

Auteur du Texte: T. Deleval

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Les JMJ ce n’est pas tout à fait comme Woodstock

Il y a bien quelques points communs entre les JMJ et le festival de Woodstock mais il y a aussi quelques différences.

Les deux événements sont des rassemblements de jeunes tout ce qu’il a de plus pacifiques.

Cependant si pour assister à Woodstock il suffisait de vouloir s’amuser, pour participer aux JMJ il convient de se préparer un minimum sur le plan spirituel.

De nombreux jeunes se préparent dans leur Paroisse, leur groupe de prière, leur communauté, etc. Mais nous avons pensé aux nombreux jeunes qui pour diverses raisons n’abordent pas ces JMJ dans une structure bien établie. Nous souhaitons à travers ce Blog leur offrir un cheminement en 8 étapes: 8 textes qui s’achèvent tous par une série de questions qui invitent à a réflexion. Rien de compliqué ni de véritablement théologique. Juste des occasions de réfléchir à sa vie de chrétien et de se préparer à ce grand événement afin de le vivre pleinement.

Bonne route!

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